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Ce soir d'hiver, je me suis arrêté devant un nouveau magasin de meubles, attiré par la lumière des néons. Je suis resté un long moment, regardant à l'intérieur canapés et chaises vides. A côté de moi le flot des voitures grondait comme un fleuve en crue : la ville proche se vidait de ses travailleurs qui rejoignaient les quartiers résidentiels. Je me suis alors rendu compte que j'avais fait halte dans un lieu intermédiaire, propice à la vente de meubles sans doute, mais surtout situé entre l'espace public et l'espace intime.
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