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Je
suis retourné dans le petit val où s'activait, quand j'étais gosse, une
usine d'embouteillage d'une eau minérale vendue jusque dans les colonies
françaises. Au milieu des buissons et des herbes folles, les bâtiments
étaient en ruines. Tout avait été pillé : le métal des machines, le
mobilier, les portes, les fils électriques... Il ne restait que des
salles vides avec des gravas et des graffitis, et des murs qui se
couvraient de salpêtre. Des ruines devenues illisibles ...
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