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J'ai
passé pas mal de temps à suivre des voies ferrées à l'abandon, qui
rouillent au milieu des herbes, dans des cantons dépeuplés. Ce sont
aujourd'hui des voies qui ne mènent nulle part -- si vous me permettez ce
clin d'oeil à Heiddeger --, mais qui brillent dans la lumière de janvier
comme une monnaie ancienne qu'un archéologue
viendrait de sortir de terre... Gaston Roupnel, parlant des chemins
de la campagne française, indiquait qu'ils en constituaient la charpente.
Quel mot doit-on employer pour les branches devenues mortes des réseaux
ferrés du siècle passé ? |