La Luxiotte a dix ans

par Alain Jean-André


La Luxiotte a dix ans. On s’est à peine aperçu de l’écoulement des années. La Luxiotte a commencé à briller en avril 1998. La page d’accueil était noire avec une bougie qui brûlait dans le cyberespace (Voir cette page) . Au rythme de l’Internet et de notre époque, c’est un vieux magazine.

Elle a d’abord réuni des chroniques que j’écrivais de temps en temps. D’où son nom : Chroniques de la Luxiotte. Au lieu de laisser mes textes dans un cahier, n’était-il pas possible de les placer sur un site Internet ? Grâce à Vincent le projet a pris forme. Surtout pour la structure du site. Les textes étaient courts, au sujet de livres et d’expositions. Les carnets photos sont apparus un peu plus tard.

La Luxiotte représentait une petite aventure, une expérience destinée à vérifier si un site Internet pouvait permettre un certain désenclavement. Dix ans plus tard, la réponse est positive, même si elle doit être nuancée.

Impossible de résumer toutes les étapes de son développement. Comme toute les entreprises qui s’inscrivent dans la durée, la Luxiotte a connu des hauts et des bas. Sa présentation est passée par différentes mues. Quatre maquettes en dix ans. Du noir au jaune, du jaune au vert. L’automne 2007, elle s’est mise au vert, grâce à Edhaym. C’est lui qui a rebâti le site avec des css. On ne sait plus quand cette transformation a été amorcée. En 2001, le magazine a accueilli d’autres auteurs, le cercle s’est élargi, l’esprit revue a pris le pas sur l’actualité.

Aujourd’hui, la rubrique Textes en lignes bénéficie de la participation de 25 auteurs, le site présente des photos d’une dizaine de personnes. Des articles réguliers ou épisodiques réunissent plus de trente contributions.

La Luxiotte n’est pas un média commercial, financé par la publicité, ou un outil de promotion commercial. Elle est d’abord un état d’esprit. Curieuse, ouverte, indépendante, vagabonde, européenne, elle n’a pas pour vocation d’éblouir, d’élever la voix : elle invite à la lecture, à la visite d’expositions, à des échanges, voire à des découvertes. Elle ne se laisse pas impressionner par « l’industrie » du livre, le « marché » de l’art, le « buzz » des médias de masse. Elle n’a pas de leçon à donner, de mots d’ordre à faire passer. Elle essaie de respecter l’internaute. Ce n’est pas aussi facile qu’on peut le penser, dans un monde de concurrence généralisée, de guerre commerciale permanente, de manipulations de plus en plus insidieuses.

Mais c’est un défi à relever.

© Chroniques de la Luxiotte
(Mis en ligne le 21 avril 2008)





Photo Edhaym

Photo Marie-Françoise Godey