Jean-Paul Klée


 Photo Alain Barrère
Photo Alain Barrère

Jean-Paul Klée est né à Strasbourg le 5 juin 1943. Son père, le philosophe  Raymond-Lucien Klée, connu Simone Weil et, à Berlin, Jean-Paul Sartre, qu'il introduisit à la pensée de Husserl. Officier du  G. Q. G. britannique avec André Maurois, il rejoignit le combat du  général de Gaulle dès 1940. Arrêté pour propagande gaulliste au lycée de Versailles où il enseignait,  il disparut au camp de concentration duStruthof le 18 avril 1944. Cet événement a eu une grande influence sur la vie et l'oeuvre du poète.

Après des études littéraires à l'université de Strasbourg, Jean-Paul Klée se dirige vers l'enseignement. Il publie son premier recueil poétique, L'été l'Eternité en 1970, avec une préface de Claude Vigée. Enseignant à Saverne de 1971 à 1979, il lit l'ensemble de la poésie alsacienne depuis le début du vingtième siècle et commence à collaborer à de nombreuses revues.

Militant de l'écologie dès 1977, il y a sacrifié dix ans de sa vie, mais aussi sa carrière d'enseignant. Il s'est engagé dans une croisade bénévole contre les dangereux collèges et lycées Pailleron. Son action auprès des médias sur ce scandale caché a débouché sur sa radiation de l'Education nationale en 1991. Marié, il divorce dix ans plus tard. Après de brefs séjours à Paris, il revient en Alsace et partage son écriture entre Obernai et Strasbourg.

Ce poète maîtrise tous les tons : du plus drôle au plus vulgaire, du tragique au sublime. Il est aussi remarquable en poésie que dans les pages de son immense journal.  Son Retour au Struthof (1994) est l'un des plus forts cris de la poésie francophone depuis 1945 -- prolongement du poème la Crucifixion alsacienne (1970). Son style, reconnaissable entre tous, est unique dans la poésie française contemporaine : il en fait une grande voix de la francophonie.

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