Brèves Littéraires

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 Parutions       

Tu écris toujours de Christian Cottet-Emard, manuel de survie à l'usage de l'auteur et de son entourage, vient de paraître chez Le Pont du Change, qui se propose de publier de la littérature contemporaine (romans, récits, poèmes, nouvelles). (En savoir plus).

Le livre L'écrivain et l'autre de Carlos Liscano est un essai sur l'impossibilité d'écrire. Entre autoportrait impitoyable et brillante mise en abyme, c'est un éblouissant jeu de miroirs entre l'écrivain et cet autre qui ne cesse de l'inventer. (éditions Belfond, 204 pages, 17 euros) On peut en savoir plus sur cet écrivain uruguayen condamné pour raisons politiques par la junte au pouvoir, à 22 ans, et qui a passé 13 ans en prison sur envie d'écrire.

Les éditions Voix d'encre fête leur vingtième année avec une parution exceptionnelle qui a pour titre Ecrire et peindre au-dessus de la nuit des mots. Un volume de 184 pages, au format 23 x 31 cm, qui réunit les textes de 33 auteurs avec un accompagnement graphique de 25 plasticiens, dans une remarquable mise en page d'Alain Blanc. On retrouve avec un aussi bel ouvrage une tradition d'édition et un plaisir de lecture qui se perd. (En savoir plus)

Le roman de l'italienne Elisabetta Rasy, L'obscure ennemie, raconte un douloureux voyage à travers le monde hostile de la maladie, où tout, vocabulaire, codes, relations humaines, est à apprendre. Sa fille, la narratrice, voudrait accompagner sa mère le long de ce chemin, mais elle ne sait comment s'y prendre, elle se perd et devient une spectatrice épouvantée. (éditions du Seuil, 129 pages, 17 euros)

Le dernier livre d'Alain Helissen, On joue tout seul, vient de paraître aux éditions Corps Puce, Collection « Liberté sur Parole » préface de Jean-Louis Rambour, photographies de Didier Lemarchand. l'aboutissement d'un projet achevé dans le cadre de cette résidence au Château du Pont-d'Oye. (156 pages, 12 euros) (En savoir plus)

Le cahier de José Saramago est l'aboutissement d'une aventure éditoriale commencée en mars 2008, en ouvrant un blog. Il fut vite suivi par des lecteurs qui y retrouvent l'intelligence et la lucidité du prix Nobel. L'auteur précise : « De la même manière que le corps se compose de 70 % d'eau, la littérature doit comporter 70 % de langage. Les 30 % restants sont l'histoire, les personnages... C'est pour cela que j'écris, pour le travail sur la langue. Je suis là pour la préserver. C'est mon travail d'écrivain et de citoyen. ». (En savoir plus)

La dernière livraison de Diérèse, revue de poésie et de littérature, comprend des traductions d'Umberto Saba, E. de Andrade, Peter Härtling, Harry Burrus, Edward Dirn, Kedarnath Singh. On peut aussi y lire, parmi les nombreux auteurs présents, des poèmes de Pierre Dhainaut, Marc Le Bot, Jean-Louis Bernard, Sylvie Huguet, Max Alhau, ainsi que de nombreuses notes de lecture. (Diérèse n° 47, Hiver 2009, 258 pages, 9,5 € - Daniel Martinez 8 avenue Hoche Ozoir-la-Ferrière) (En savoir plus)

Tolstoï est mort de Vladimir Pozner. À partir de dépêches, de témoignages, de lettres et d'autres écrits qu'il a rassemblés et traduits, Vladimir Pozner a reconstitué dans ses moindres détails l'atmosphère qui a entouré les derniers jours de Tolstoï. Il a fui la demeure familiale et voyagé sous un nom d'emprunt mais est tombé malade en cours de route dans la petite ville d'Astapovo. Très vite, la nouvelle s'est répandue. Les journaux de Moscou, puis de province, envoient des correspondants qui s'informent, interrogent les médecins, télégraphient leurs articles...(Christian Bourgois, 224 pages, 16 €).

Au sujet du dernier recueil poétique d'Alain Jean-André, Entre Terre et nuages, un livre bilingue avec des poèmes traduits en allemand par Rûdiger Fischer, on peut lire un article dans la revue poétique numérique Terre a ciel. (Pour le livre : Editions en Forêt/Verlag Im Wald, 118 pages, 11 € ou Priceminister).

Oscar le renard et l'impala de la savane, un petit roman d'Oliver Larizza avec des dessins de Gwen Keraval raconte une histoire d’amitié amoureuse entre Oscar, un renard qui est peintre et Elvira, une gazelle impala. Une fable pleine de tendresse et de fraîcheur.(Oskar Jeunesse, 80 pages, 9,95 euros. (Lire la chronique)

De la Toile au livre     

Au début des années 1630, Jacques Callot a gravé les Misères et Malheurs de la guerre. Pour un livre en cours (Descartes tira l’épée), Laurent Grisel a composé un poème pour chaque gravure. On peut voir et lire deux résultats de son travail sur son site. (Lire les poèmes)

L'autofictif, blog digne de Viala d'Eric Chevillard est passé de la Toile à deux livres imprimés : L'autofictif et, récemment, L'autofictif voit une loutre, aux éditions l'arbre vengeur. Chaque jour, trois phrases roboratives. En savoir plus ? Facile : accédez à son blog.

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