Pascal Boulanger : anthologie (3)


L’Emotion L’Emeute (extrait)

Merveilles endormies
                      l’herbe ?
                      le marbre posée sur l’herbe ?

Je m’éveille
                      brusquement agrandi
ou dans un puits

jeté        dans le monde        parmi les autres
sans le secours de ce qui n’existe pas

dans la vie
       qui glorifie l’œil
ou le déchire

dans la stupeur
& la gloire

soudain
sans remords
sans pardon
       contre les prêtres masqués
joyeux de toutes les joies
       le rire par-dessus tout.




Qui sait
       l’ivresse exacte
       le plaisir ramassé dans l’air pur ?

Du cœur
       qui n’est qu’un dessin
je dis
un collage peut bouleverser le paysage
d’ailleurs
       un torrent se tient debout
dans une chambre
       une robe s’approche
de plus en plus nue
près de moi

le ciel
se donne à la crinière des sables.



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