Pascal Boulanger : anthologie (4)




Toujours la même foule de miroirs
                                 au-dessus des terrasses
la parole parlante
sauvagement présente
la beauté seule
les livres par milliers

                      c’est beaucoup de choses
l’émotion l’émeute
le mauve accentué autour du tilleul
                      ne rien dire
                      dire oui.



Tels qu’ils se rêvent
           la bouche pourrie les yeux arrachés

mais nous, notre ordre est une seule parole,
lisse ou brutale
il est rapide comme un clin d’œil.



Question de méthode
silence
oubli
manteau d’or sur les chemins

Le monde se lève en son présent
une voix descend des terrasses
toutes les langues résonnent
dans l’enfance & le génie

Jeu du temps
rien n’est changé
tout est autre

Une lampe éclaire le travail de nuit
le fou est celui qui erre
sur la route encombrée
l’œil aveuglé par la foudre

Connaissance immédiate
retrait
reflets du soleil sur les champs de la mer



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