Pascal Boulanger : anthologie (5)
Jamais ne dors (inédits)
Touchant l’étoffe qui sépare
          
- je ne veux plus que la mémoire humaine passe en moi -
dans l’humide des pourrissements
dans la vengeance du ressentiment
Je suis grand et souffrant comme le siècle auquel j’appartiens
suis-je idole de la caverne,
          
        idiot et faible me vantant de mon idiotie et de ma faiblesse?
J’ai des amours pour que la vérité ne me fasse pas périr
…
Regard
sauvegarde
          
          
méthode sans méthode
Je m’arrange ici-bas
dans le jour et l’heure
parmi les herbes et les fleurs
Avec cette outre d’excréments
          
comme là-haut
yeux fixés au-dessus du ciel
Le cœur consumant
l’amour incendiant
          
le manteau bleu livré aux fauves
          
le cou de Flore d’où jaillissent des lys
…