Pascal Boulanger : anthologie (5)


Jamais ne dors (inédits)

Touchant l’étoffe qui sépare
           - je ne veux plus que la mémoire humaine passe en moi -

dans l’humide des pourrissements
dans la vengeance du ressentiment

Je suis grand et souffrant comme le siècle auquel j’appartiens
suis-je idole de la caverne,
                   idiot et faible me vantant de mon idiotie et de ma faiblesse?

J’ai des amours pour que la vérité ne me fasse pas périr





Regard
sauvegarde
                      méthode sans méthode

Je m’arrange ici-bas
dans le jour et l’heure
parmi les herbes et les fleurs

Avec cette outre d’excréments
           comme là-haut
yeux fixés au-dessus du ciel

Le cœur consumant
l’amour incendiant
           le manteau bleu livré aux fauves
           le cou de Flore d’où jaillissent des lys





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