Le journal de Philippe B.Tristan.
Lundi 20 février 2006
Voici une nouvelle page qui s'est tournée. Trois nouveaux concerts derrière nous et sans voix depuis ce matin. Il faut dire que le concert d'hier soir a sollicité des débordements vocaux très particuliers qui, avec la nuit un peu froide passée chez Biniou (notre batteur) a eu raison de mes cordes vocales maintenant dévastées.
Sans compter que ce troisième concert chez nos amis vosgiens a été vraiment le meilleur des trois, après un sérieux point qui nous a mis le doigt sur des parasites qui s'étaient installés dans nos esprits et dont notre public de la veille, à Belfort, avaient un peu fait les frais. Bon, cela ne s'appelle pas de l'art vivant pour rien, la musique ça explose des fois, et des fois ça prend l'humidité. C'est comme les feux d'artifice en somme.
Et puis des fois on a envie de donner plus que d'autres, parce qu'on a senti une demande, une demande discrète, respectueuse, et qu'on a envie d'y répondre. Des lèvres qui fredonnent vos chansons en même temps que vous les chantez par exemple. Ça vous donne envie de vous surpasser, ça vous donne l'énergie d'une concentration extrême qui fait jaillir tout votre potentiel. C'est comme ça. Alors du coup le concert s'est un peu dilaté dans le temps et, entre Titi, Karel, Biniou et Radek, pas plus avares les uns que les autres de chatouiller leurs instruments, c'est devenu quelque chose d'indescriptible, un menu complet, voire même la succession de tous les repas d'une bonne journée . Et notre public vosgien s'en est allé tardivement joyeux et l'œil brillant.
J'ai su que quelques-uns reprenaient le travail dès 4 heures du matin ! Mais, néanmoins, en repartant ils avaient le cœur joyeux. C'est cela notre rôle en somme, donner de la paix, du rêve et du plaisir, « Mettre juillet en hiver, briser les chaines intimes et passer les frontières » : c'était bien ce que j'écrivais dans le morceau « Frontières ».
Prochaines dates en avril pour notre tournée en Tchéquie, à moins que ce ne soit avant ?
Quel dommage que je ne puisse pour l'instant envoyer ces pages directement sur le web comme je le faisais avant que ce putain de virus ressurgisse d'un disque de stockage... Je ne sais pas ni quand ni comment je vais pouvoir nettoyer cela.
© Philippe B.Tristan