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Michel Collet : sur les pas de Han Shan 

 

Froissements de la vie dehors, quelque part, le cliquetis des clochettes sous les tuiles après l'orage, et l'odeur acide de la sueur sur la natte ; là où repose la tête le lustre de la natte est un paysage rond avec des brins plus foncés, on y retrouve signes et regards en mouvement, le tournoiement même de la nuit dans les murs du monastère.
Un bol d'eau chaude, les mouches partagent mes gâteaux de lune fourrés de suie et de mélasse. L'eau est foncée, pleine des limons du ruisseau ; "Il a bu la montagne".
Hier soir encore, les souris se sont invitées pour finir un savon au fond de mon sac.

 

 

 

Première sortie convalescente.

A la fenêtre, face aux monts, l'oeil est piqué par la sueur. Sur la table, le ventilo charrie l'air en boitillant. Au vent et au silence un après-midi voué, dans la torpeur. Quelques feuilles de papier, deux livres, la thermos.

 

Le thé, le thé, dans la crasse du ciel et de la pluie.

 

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Brume, armoise, pierres © Les Cahiers de Montagne Froide                 

 

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