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Philippe Soriano : Nazaré

vendredi 10 juillet

Nazaré, en plein midi. Marché, plage, magasins de souvenirs. Funiculaire pour le Ratio. Ville blanche, route du phare limée par le vent. Terres rouges. En bas, à droite sous l'édifice, les gros rouleaux nacrés et la plage déserte.

Dans l'église, long couloir frais couvert d'azulejos menant à la crypte de la Vierge Noire. Notre guide : une petite mère à fichu et barbiche grisonnante. Dehors sur la place, palmes contre blancheur des façades. On y appuie de longues claires-voies où sèchent de petits poissons décharnés à la tête argentée. Un jeune peint les piliers d'une demeure en ocre, une main à la hanche, lent et régulier mouvement, indolent. Je l'observe tandis que M. achète à un vieux monsieur la réplique d'un petit voilier décoré de couleurs vives. Son atelier minuscule est adossé à la murette courant au sommet de la falaise. Portes bleues, vertes, débauche de peinture sur le bois neuf, sur le bois rongé, sur le ciment.

Vieilles femmes à la peau mate, tout de noir vêtues, fichu, châle, jupe. Elles proposent aux touristes des chambres jusque tard le soir.

Route de São Martinho do Porto. Collines, cultures dans le fond de la vallée, roseaux, maisons blanches éparpillées à flanc de coteau.

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Portugal © Philippe Soriano                    

 

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